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LES DAMNÉS DE TERRA
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Liv


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MessagePosté le: Mer 12 Sep - 14:20 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

   Le voyage dans l'espace se révèle plein d'embûches et de surprises .

  Allan aurait espéré un réveil en douceur après ces 47 années d'hibernation ! Ce réveil en fanfare risque de lui causer un infarctus .
  Si c'est pour mourir maintenant , ce sont 47 ans de perdus . Sad

  J'espère que notre héros va se sortir de ce mauvais pas sidéral et sidérant .
 
  J'ai espoir ! Grylle où es-tu ? Wink
 

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" Rien ne développe l'intelligence comme les voyages . "

Emile Zola


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MessagePosté le: Mer 12 Sep - 14:20 (2012)    Sujet du message: Publicité

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sunny


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MessagePosté le: Jeu 13 Sep - 17:53 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

Et bien Mister No ce n’est pas trop tôt ! Very Happy Ravie de vous voir reprendre la main… pour votre peine, cette poursuite vaut bien un long commentaire !

Longue a été la nuit, long est le tunnel qui ramène Allan le navigant de son long sommeil hybernétique. En apesanteur, il plane Allan… imaginant quelle serait sa fin, tout en douceur… et puis l’estomac creux, se surprend à penser qu’il prendrait bien un petit déjeuner. Mais pas le temps de s’appesantir sur ces questions existentielles, les hauts-parleurs le tirent de sa torpeur, déjà il reprend ses esprits et possession de tous ses moyens.
Tel un nouveau-né qui prend sa première bouffée d’oxygène, il fait surface et au passage l’inventaire détaillé des membres de son équipage, plus exactement de l’équipage de ses membres, ainsi le voici agréablement surpris, rassuré par la vitalité de son réveil matin… cocorico !

Trêve de plaisanterie, branle-bas de combat, tout le monde sur le pont ! Tempête magnétique et Lune bleue en vue et quand la pleine lune fait son show, on en prend plein la vue… en fait la situation est critique. D’un air décidé, l’habile Terranovien prend les commandes, ravi d’avoir retrouvé le Siriusien (qui répond au doux nom de ?) flanqué de son inséparable et joyeux grylle.
Auront-ils la situation en main… maintenant place au héros, aux héros, en un mot, place à l’action.

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Filochard


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MessagePosté le: Jeu 13 Sep - 18:29 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

Sunny, si vous aviez un tant soit peu de connaissance des voyages en cryogénie, vous sauriez que le temps s’arrête à l’instant ou vous avez été congelée.


C’est agaçant de parler de ces sujets avec des non-scientifiques.


Bon, pour le joyeux grylle, là, vous m’avez devancé.
Mais est-ce un mâle ou une femelle ?
Si les héros s’en vont hors du vaisseau, c’est une grylle d’évacuation.
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MessagePosté le: Jeu 13 Sep - 18:37 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

 Chapitre deux
 
* * * * * 
  
    Un long tunnel, long, très long et au loin une petite lueur rouge clignotante. 
Allan avait l’impression qu’il ne pourrait jamais courir assez longtemps pour atteindre cette lumière d’espoir. 
De toute façon, son corps était lourd et cloué sur sa couche, il lui était impossible de bouger un membre. 
Il finit par prendre conscience qu’il se trouvait allongé dans un sarcophage d’hibernation. 
Quelques minutes plus tôt, il avait eu le sentiment de flotter dans l’espace, l’impression était agréable et si sa vie devait s’arrêter là, en apesanteur, il était tranquille, sa fin serait douce. 
  
C’est alors qu’une voix impérative le fit sursauter : 
  
- Tu es Allan le prospecteur-navigant, natif de Terra 2 domicilié sur Kepler 11, tu es en hibernation depuis 47 ans de référence terrestre, tu dois te réveiller et prendre les commandes… Le vaisseau est en danger… Tu dois te réveiller et prendre les commandes… Le vaisseau est en danger… Tu dois te réveiller et … 
  
Allan écoutait distraitement mais ne se sentait pas concerné outre mesure. 
  
Au bout du tunnel, les clignotants rouges se rapprochaient. 
  
Soudain, avec une affreuse grimace, il avait dû supporter un jet d’oxygène ionisé en plein visage qui lui avait brulé jusqu’aux plus petites bronchioles de son être. 
Il avait lutté contre une envie de vomissement causée par cet horrible goût d’amande amère qui suintait à la commissure de ses lèvres. 
Ensuite, il avait commencé à refaire connaissance avec son corps, ses poumons, ses membres et même son sexe qui affichait un réveil plutôt triomphant. 
  
D’un coup sec, Allan avait tiré la poignée qui libérait l’ouverture de la capsule. 
Dans un doux chuintement, la paroi avait lentement coulissée, laissant ainsi entrer l’air frais de l’astronef. 
  
Le vaisseau-minéralier vibrait dangereusement alors qu’Allan s’extirpait de sa capsule en se mouvant tel un zombie sortant du tombeau. 
  
- Alerte rouge hurlaient les hauts parleurs… Evacuation immédiate. 
  
Il constata que l’ensemble des cabines individuelles d’hibernation avaient été ouvertes et que leurs occupants, les yeux hagards, en émergeaient lentement comme des pantins désarticulés sortant d’une sorte de brouillard enveloppant. 
  
Sans attendre, Allan se précipita vers la salle de pilotage, il enjamba les corps boursoufflés comme des baudruches prêtes à éclater du commandant de bord et de son second et hurla un ordre à l’androïde-navigateur : 
  
- Rapport immédiat ! 
  
La voix placide du robot lui répondit avec un calme désarmant. 
  
- Tempête magnétique sur parcours hyper sidéral. Choc avec météorite de classe 2. Salle des réacteurs énergétiques endommagée vidant le vaisseau de son air respirable. Mort des humanoïdes sans protection. Brèche colmatée par les robots-maintenance. Le vaisseau subit actuellement l’attraction gravitationnelle de la Lune Bleue, banlieue de la constellation du Cygne. 
  
Derrière lui il avait aperçu quelques gliésiens et Astrée… son Astrée, mais l’heure n’était pas encore aux retrouvailles romanesques. Tout le monde était pâle et tous avaient instinctivement interrogé du regard l’androïde-navigateur. 
Le plancher se dérobait sous leurs pieds, le vaisseau tordait ses superstructures et autour d’eux, les panneaux étanches se fermaient brutalement dans un bruit de guillotine. 
  
Le reste de l’équipage présent dans la salle de pilotage avait les yeux rivés sur les écrans extérieurs. Ils avaient des difficultés à conserver la position verticale en raison de l’assiette du véhicule qui traversait actuellement un dangereux nuage de granules astrales. 
  
D’autorité Allan prit place sur le siège de commandement et constata avec satisfaction que le siriusien accompagné de son grylle occupait le siège vacant à sa droite, celui du copilote. 
  
- Commandes manuelles ! Avait-il hurlé à l’intention de la roboservice. Il n’était plus possible de contrôler les générateurs auxiliaires. 
  
- Ejection de l’hyperespace avait suggéré le siriusien. 
  
Plus question de naviguer à l’aveugle, il devenait nécessaire d’identifier au spectrographe astro-acoustique la composition de la Lune Bleue afin de s’y poser en tentant de limiter la catastrophe et même, peut-être… d’y survivre. 
  
- Mise en situation géostationnaire, largage des balises de détresse et préparation à l’embarquement dans la navette transfert. Ordonna Allan. 
  
Dans cette partie de la constellation du Cygne, il y avait peut de chance qu’un naufragé soit découvert par les patrouilles intergalactiques. Les routes commerciales passaient à plus d’une année lumière de la zone. 
  
Le siriusien avait alors pris la parole pour un rapport d’identification de cette terre d’accueil et les possibilités de survie qu’elle offrait. 
  
- Lune bleue, planète de catégorie alpha, masse volumique : 1 kg par mètre cube, atmosphère appauvrie (43% de celle de Kepler 11), température moyenne au sol : 5 degrés centigrade entre les pôles, période de révolution : 412 jours, trace de vie primitive possible… 
  
Allan réfléchissait à toute vitesse, l’atmosphère respirable n’était pas suffisante mais l’attraction étant moindre, la masse corporelle serait donc plus légère. En toute logique la quantité d’air absorbée serait donc moins importante, néanmoins, les combinaisons scaphandres ne seraient pas inutiles. 
  
Lorsqu’Allan s’était retourné, il s’était soudain aperçu qu’il était le seul à être resté nu. Suivant ses ordres, l’équipage s’était vêtu et équipé du casque respiratoire à recyclage filtrant et d’une combinaison pressurisée. 
Pharos de Gli en avait profité pour fracturer l’armurerie et distribuer des armes à ses hommes. 
  
Le seul à être dénudé ? Non, il y avait aussi le siriusien qui était nu ou presque. 
Outre le grylle sous l’aisselle gauche, la droite était équipée d’un holster contenant un soufflant à aiguille explosives. 
  
- Que le Grand Inconnu me distorde ! S’était écrié Allan. 
Ce diable d’extra-kepler a réussi à outrepasser mes ordres de désarmement à bord, il s’est endormi dans le sarcophage avec son artillerie ! 
  
Le siriusien lui avait adressé un rictus qu’il pensait être un sourire. 
  
- Toi endormi avec deux belles bouteilles de whisky dans double fond de la capsule, lui reprocha-t-il gentiment. 
  
Comment avait-il su ? Le grylle, évidemment… Le grylle l’avait trahi ! 
Il n’était plus temps d’expliquer que si Allan avait procédé ainsi, c’était à des fins thérapeutiques. 
En effet, en cas de disfonctionnement de la capsule et si le temps de vie de l’occupant était minuté, Allan préférait affronter la mort dans un état euphorique, c’était un choix respectable. 
  
Astrée était la, un mètre soixante dix de femme qui lui tendait son équipement sans avoir omis un ceinturon à champ de force et un fulgurant thermique. 
Ses yeux turquoise mouchetés d’or le fixaient, elle avait le regard froid et déterminé d’une femme de tête. 
Au lit elle faisait merveille, tous ses clients le reconnaissaient mais en situation de survit sur une planète inconnue, que valait-elle comme alliée ? 
  

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MessagePosté le: Ven 14 Sep - 10:33 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

     Ouf ! Les robots-maintenance sont performants .
 
   L'aventure astrale continue ; Vont-ils atterrir sur la lune bleue ? Comment vont-ils être accueillis ?  en héros , aventuriers ou parias ?

    Les robinsons de l'espace ont quand même leur bombard , la navette transfert .

    Est-ce qu'il y a une planque pour les bouteilles de whisky dans leur nouvel engin ?

    Pour Astrée , qui faisait merveille au lit , encore faudrait-il trouver un lit sur la lune bleue  . Un hamac fera l'affaire ?


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sunny


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MessagePosté le: Ven 14 Sep - 12:30 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

Quoi qui y’a mon petit Filo Very Happy quoi, le temps ! Ce n’est pas tant le temps que… en fait moi pas trouver tentant d’être congelée comme un vulgaire steak Sad et puis le même sort étant réservé aux bouteilles de whisky, je trouve que c’est gâcher la marchandise… mais peut-être toi savoir boire les bulles en apesanteur à la façon du capitaine Haddock dans *On a marché sur la Lune*.

Au passage, ce n’est pas parce que moi t’avoir gryllé la priorité que toi être désagréable avec moi… et puis si c’est Aga Khan de parler de ces sujets, t’as qu’à pas en parler . Tiens, voilà que je parle comme le Sirusien !
Si toi avoir un temps soit peu de connaissance des voyages spatiaux et du mode propulsé, toi savoir les formalités de passage d’un espace-temps à l’autre, pffff, les doigts dans les trous de nez.
Il est temps de s’intéresser à tous les temps : temps réel, temps universel (TU) temps universel coordonné (UTC) temps atomique international (TAI). Histoire de remettre les pendules à l’heure, môsieur le prof es sciences n’est pas sans ignorer le gain de temps convenu pour que UTC soit synchro avec la rotation de la Terre et que le fait d’ajouter une seconde (en été, en hiver) sur l’horloge planétaire crée des bugs, Bannir
Normal que je t’ai devancé, je suis en TAI qui a un temps d’avance sur UTC. Euh, tu suis toujours ! Mr. Green

Sinon, si tu as un peu de temps à perdre, je te ferais passer une porte du Temps où t’attend le passeur de temps dont le passe-temps favori est de faire passer le temps. Very Happy

Et si les héros se trompent de porte et se retrouvent en enfer, c’est un grylle à cuire.

Pfff, du coup, je suis dans la Lune, j’en oublie Mister No. Au clair de la Lune, mon ami Filo, prête-moi ta plume pour écrire un mot...

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MessagePosté le: Ven 14 Sep - 12:32 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

Alunissage ! Qu’il doit être agréable de se promener au clair de Lune… sur la terre de Lune Bleue. ♪ J’ai demandé à la lune… ♪
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MessagePosté le: Sam 15 Sep - 19:36 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant


* * * * * 
  
- A roboservice : La vedette est-elle chargée ? Le rover-lunaire est-il équipé du nécessaire d’immigration et de survie ? 
Le rover-lunaire était un engin fermé, blindé, se mouvant sur chenilles indépendantes, conçu pour l’exploration et le transport de matériel sur des sols extra-képlériens, deux à trois personnes pouvaient y loger. 
  
- Vedette de débarquement parée, rover-lunaire à poste, évacuation immédiate possible, répondit une voix métallique. 
  
C’est avec calme et discipline, comme à l’entraînement que les huit spationautes avaient pris place dans l’appareil pour environ trois heures lunaires de trajet. 
Lorsque l’angle de pénétration avait permis d’être capté par le champ gravitationnel de la Lune Bleue, à la nanoseconde prévue, la navette avait été expulsée à une vitesse légèrement inférieure à celle de la lumière. 
  
En plus de vingt ans de navigation interplanétaire sur des minéraliers plus ou moins pourris à la légalité parfois douteuse, Allan ne s’était jamais trouvé dans une situation d’abandon d’un navire. Il avait longuement soupiré, la tête entre les mains, n’arrivant pas à se faire à l’idée qu’il se trouvait aux commandes d’une vedette de sauvetage larguée dans l’inconnu. 
  
Une série de chocs impressionnants avait ébranlé la coque de l’appareil, rien de bien grave, des heurts avec des météorites isolés qui, cependant, avaient inquiété les passagers leur rappelant que, la vie… leur vie, était bien fragile. 
  
La navette avait survolé une zone volcanique aride, des cratères apparaissaient sur les écrans plasmafluos. Le siriusien, yeux mi-clos gardait le visage fermé, tous l’observaient, persuadés qu’il était en intense communication avec son grylle. 
  
- Il faut trouver un point élevé, éloigné des pôles glacés, je vois un fleuve, une forêt, avait-il dit sortant soudain de sa torpeur de moine siriuso-dogon. 
  
Très confiant en son second, d’une voix rauque, Allan avait immédiatement pris une décision. 
  
-Réglage des sièges antigrave à 2 G, ralentissement, attention à la procédure d’approche, angle de descente 25°. 
  
La phase d’approche était dangereuse ; dents serrées, visage de craie, les huit voyageurs étaient sous extrême tension. Chacun cherchait un réconfort en communiant silencieusement avec les Dieux protecteurs de leur planète mère, sauf peut-être Allan. 
  
- Que le Grand Inconnu me distorde ! Avait-il juré entre ses dents, le regard tourné vers Astrée. Que ne donnerais-je dix ans de ma vie pour être en ce moment au Grand Hôtel Constellarium sur cette vieille planète appelée Terre, une coupe de champagne martien dans une main et un sein généreux dans l’autre. Il paraît même que ce palace posséde des jardins suspendus avec de vraies fleurs et aussi des cocotiers… Un rêve. 
  
Pharos de Gli et son équipe de gliésiens était chargé de spectro-stomboscoper le sol à la recherche d’une trace de vie et d’un endroit favorable à un alunissage acceptable. 
En fait, ils cherchaient un plateau accueillant pour une longue durée, personne à bord ne se faisait d’illusion, les recherches de vaisseaux en perdition ne se faisaient jamais au-delà d’une année lumière de la route déposée à la capitainerie du cosmoport de départ. 
  
-Demande de reconnaissance basse vitesse, altitude 1500 mètres, détection couverture sylvestre, présence d’H2O liquide de large débit, zone de pose possible, déclara presque joyeusement Pharos de Gli. 
  
- Poursuivons notre recherche mais je propose de revenir sur le site si dans une heure nous n’avons rien trouvé de mieux, avait répondu Allan. Dans un grognement presque amical, le siriusien avait acquiescé la proposition. 
  
C’est ainsi qu’une heure plus tard, le 24 brumaire 947 de Kepler 11, une vedette de sauvetage d’un vaisseau-minéralier en perdition transportant huit naufragés, toucha pour la première fois le sol de la Lune Bleue de la constellation du cygne. 
  

 

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MessagePosté le: Dim 16 Sep - 12:11 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

    Après tous ces incidents en cascade , nos navigateurs célestes ont réussi à regagner la lune bleue sans aide extérieure palpable et sans efforts physiques .

    Ils sont forts ces gliésiens et siriusiens !

    Je pense qu'ils vont sortir de leur vaisseau de survie un peu groggy . Les chocs avec des météorites isolés laissent forcément des traces . Ont-ils pensé aux granules d'arnica ?

    Et les bouteilles de whisky ? Elles ont résisté ? Very Happy

    Finalement , notre vieille planète terre n'est pas si mal ! Elle ne demande qu'à vivre en paix . Allan en prend conscience avec le recul et les évènements .

    Chercher l'aventure c'est prendre des risques .

 

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MessagePosté le: Lun 17 Sep - 10:10 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

* * * * * 
  
La vedette hybride avait volé horizontalement, puis, grâce à ses tuyères basculantes, elle s’était posée verticalement en plein centre d’une clairière plutôt stable. 
  
Pour Astrée et Allan les premiers pas sur ce nouveau sol avaient été bouleversants. Le siriusien, avait gardé son faciès impénétrable de sphinx et d’un regard circulaire avait scruté les abords de la zone. Les gliésiens, eux, ne manifestaient pas la moindre émotion, ils s’étaient regroupés autour de leur chef et se consultaient sur l’attitude à tenir en pareille situation. 
  
Nonchalamment, Pharos de Gli avait fait quelques pas en direction d’Allan, la main innocemment posée sur son flashant thermique, derrière son casque isolant, il mâchouillait une tablette énergisante. 
  
- Al, mon ami, ta compétence de navigant n’a pas été contestée à bord mais ici, sur Lune Bleue dont nous ne connaissons pour l’instant que ce périmètre de clairière, tu n’as plus aucune légitimité. 
Je viens d’être élu chef du détachement avec 5 voix majoritaires, déclara-t-il en jouant négligemment avec le percuteur de son arme. 
- Puis-je compter sur ta collaboration ? 
  
En signe de non violence Allan éloigna lentement les bras de sa ceinture guerrière et, avec un large sourire, reconnut aisément son incompétence à gérer les situations hors voyages spatiaux. 
  
La clairière était cernée par des fougères arborescentes d’une vingtaine de mètres de haut, Pharos de Gli avait fait des équipes de défricheurs en ayant soin de ne pas mettre Astrée, Allan et le siriusien ensemble. 
Sans enthousiasme exagéré mais avec bonne volonté, les trois compères avaient réalisé leur part de travail. Equipés de tronçonneuses laser, ils n’avaient pas ménagé leur dépense physique. 
  
Durant ce temps, une équipe avait stabilisé et déployé les annexes pressurisées de la navette. Trois jours lunaires plus tard, le camp de base était installé et fin prêt pour un séjour de moyenne durée. 
  
Lors d’une inspection Pharos de Gli avait interpellé Allan et Astrée. 
  
- Puisque vous savez piloter le rover-lunaire, je vous charge d’inspecter les alentours du plateau jusqu’à la vallée pour collecter les informations suivantes : Dangerosité environnante, ressources alimentaires et énergétiques potentielles, niveau de vie végétale et surtout animale. 
  
- Pas de problème Pharos, je prends avec moi le siriusien et nous partons demain matin dès les premiers rayons de Deneb. 
  
- Pas question ! Répliqua le colosse gliésien au crâne poli. Les bras croisés sur sa poitrine, il faisait saillir ses puissants muscles. 
- Le siriusien reste ici ! 
  
- Je ne cherche pas l’épreuve de force Pharos, mais comprends que c’est le grylle qui m’intéresse, il détecte les dangers bien avant nous tous. Dans notre exploration, il est un intervenant extrêmement précieux. Notre situation est suffisamment difficile pour que nous mettions toutes les chances de notre côté. 
  
Pharos hocha la tête, l’argument l’avait touché, l’air sombre il tourna les talons et se dirigea vers la navette où l’attendaient d’autres problèmes. 
- Nous nous reverrons bientôt Al, lança-t-il à la cantonade. 
  
* * * * * 
  
L’étoile Deneb s’était levée, le half-track lunaire progressait difficilement sur un sol caillouteux, aux commandes Allan se demandait : Pourquoi ce nom de Deneb alors que les autres extra-kepler l’appelaient Alpha Cygni ? 
Bof, peu importe… La cabine était exiguë et Astrée avait une fesse sur le siriusien qui ne semblait pas être affecté outre mesure. 
  
A moins de deux heures de la base, après avoir franchi un petit ravin, l’appareil s’était trouvé immobilisé par un monticule pierreux de forme sensiblement pyramidale, comme… comme un tertre antique que l’on trouve sur différentes planètes du système solaire. 
  
Le grylle n’avait pas signalé de danger particulier aussi le siriusien avait décidé : 
- Moi sortir exploration avec jambes. Puis, joignant le geste à la parole, il avait ajusté son masque respiratoire sur sa combinaison et avait quitté la cabine. 
  
Restés seuls Allan et Astrée se sont tournés l’un vers l’autre, Allan luttait pour ne pas montrer son soudain désir indigne d’un képlérien civilisé, une bosse dans l’entrejambe tendait sa combinaison. 
Elle avait lentement fait glisser son léger justoscaphandre sur ses épaules d’albâtre, dévoilant ainsi la coupe parfaite de ses seins aux tétons durcis par le désir. 
Allan avait éteint micros, écrans et éclairage de l’appareil avant de quitter son vêtement. 
Un corps tiède sentant la femme libérée l’avait chevauché sans la moindre pudeur. 
- Que le Grand Inconnu me distorde ! S’était-il écrié. 
  
Finalement, quoi de plus naturel que deux êtres en danger de mort permanente éprouvent le besoin de s’unir amoureusement ? 
Ils avaient eu une réaction spontanée basée sur l’instinct brutal de l’humain et tous les progrès technologiques et scientifiques ne pourraient rien y changer. 
  

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Dernière édition par Nobody le Lun 17 Sep - 13:46 (2012); édité 2 fois
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MessagePosté le: Lun 17 Sep - 11:50 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

Ah, les jardins suspendus du Grand Hôtel, rempli de fleurs, de fruits savoureux Very Happy, quand ici à l’hôtel le suspense est à son comble, tous suspendus que nous sommes aux aventures d’Allan et de son équipage.

Et tombe la nouvelle tant attendue. Pour la première fois, On a marché sur la Lune Bleue ! Quel exploit ! Quelle prouesse extraordinaire !

Et quelle chevauchée fantastique ! Sous l’Astre très engageant , Allan est en forme, quoi de plus naturel en somme, après tout ce n’est qu’un… Terranovien. L’instinct et puis dans le danger et l’adversité, on fait corps, on fait qu’un. Certaines choses sont intemporelles, j’en conviens.

Ainsi, voici notre sympathique trio prêt à affronter les dangers de la jungle lunaire. Vont-ils rencontrer des petits bleus, des schtroumphs et des schtroumphettes…

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MessagePosté le: Mar 18 Sep - 14:52 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

   Je suis curieuse de voir ce que le siriusien va trouver en explorant  le tertre antique .
 
   Un cimetière de momies ou quelques scarabées sacrés ?

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MessagePosté le: Mer 19 Sep - 10:52 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

Hum, ce serait bien une suite à la poursuite du scarabée d’or… à moins qu'il ne soit écrit : ne pas déranger, scarabée dort sur Lune Bleue.

Et le duo héroïque, que fait-il, ce n’est pas le moment de s’endormir ! Very Happy

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MessagePosté le: Mer 19 Sep - 18:13 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

L’exiguïté de l’endroit n’avait pas rendu les choses faciles mais l’impérieuse fringale sexuelle du couple avait stimulé l’ingéniosité de leurs ardeurs. 
  
Une secousse brutale les avait projetés en bas de leur couche amoureuse leur rappelant les réalités de leur mission. Allan avait la tête taraudée par un appel télépathique impératif. Le grylle l’appelait. 
Tiens ? Mais bon sang ! Depuis quand était-il devenu télépathe ? 
  
Il s’était relevé et avait remis les commandes de l’appareil en action. 
Le visage déformé par la fureur, le siriusien était apparu sur l’écran. 
- Moi travailler et toi te reproduire ! Avait-il beuglé dans les hauts parleurs de l’habitacle. 
  
Le siriusien ne pouvait pas comprendre ce comportement, il ne faisait l’amour que trois segments solaires par an, durant la période de rut des femelles siriusiennes. Il ne concevait l’accouplement que pour la reproduction de l’espèce et donc, la notion de plaisir physique lui était inconnue. 
  
- Allan, nous être riches et toi t’emboîter bêtement, stupidement, inutilement ! Riches, riches… Etres tous RICHES… Hurlait-il. Me rejoindre, vite. 
  
Quand on a bourlingué comme Allan durant toutes ses années en Contrats à Durée Intersidérale (CDI), on sent les choses et l’on repère les trucs qui ne collent pas. 
  
Pauvre siriusien, sa sortie en solo lui avait fait perdre la tête, avait-il pensé. Les rayons de Deneb seraient-ils dangereux ? 
  
Astrée était restée en couverture dans le rover-lunaire stationné dans une zone d’ombre de la pyramide alors qu’Allan avait poussé la porte du sas puis l’avait refermée derrière lui avant de sortir faire le tour du monticule à la recherche de son compagnon. 
Il avait chaud dans sa combinaison. 
Ne laissez jamais dire à personne qu’à l’équateur de la Lune Bleue la température pouvait être acceptable, 10 degrés extérieur produisaient 30 degrés dans un justoscaphandre, et ce, même avec le système de réfrigération intégré. 
Il ajusta le bouton du micro externe placé sur sa manche gauche. 
  
- Ohé ! Tu as besoin d’un coup de main ? Où es-tu ? 
  
- Riche… Nous sommes tous riches… Une silhouette massive était apparue et avait fait face à Allan, il brandissait en main une pierre de couleur gris-brun. 
- Toi regarder analyseur de minerais, pyramide être composée de coltan, pourcentage de Tantale extraordinaire. Allan regarder le sol… Lune bleue être composée de coltan ! Nous prendre concession exclusive d’exploitation et nous très riches. 
  
Hum, petit détail ! Pour ce faire, il fallait trouver le moyen de rentrer en zone habitée et être capable de monter une expédition. 
  
Le coltan servait, entre autres, à la fabrication des coques de fusées et autres vaisseaux spatiaux, ce minerai était devenu rare, très rare, plus rare que l’or depuis que l’ensemble des planètes du système solaire avait été exploité en totalité. 
  
Brusquement le grylle avait littéralement explosé dans un torrent d’affolement. 
DANGER ! DANGER ! Environnement menaçant… 
  
Allan pouvait presque palper le péril qui flottait dans l’air mais il n’arrivait pas à l’identifier ni même à le définir. 
Rien ne justifiait l’alarme du grylle cependant, il était de plus en plus mal à l’aise. 
  
-O.K., dit-il au siriusien, on ramasse quelques échantillons de coltan et on file. 
  
En bredouillant mécaniquement « nous sommes riches », ce dernier avait sorti de ses affaires un extracteur laser et avait commencé un prélèvement. Son envie d’accumuler du coltan était irrésistible quand soudain le ciel s’était illuminé dans un furieux jaillissement d’éclairs. 
  
Les deux compagnons avaient instantanément fait jaillir leur soufflant de leur étui, prêt à faire face à un potentiel ennemi. Derrière eux, un cliquetis métallique leur avait indiqué qu’Astrée avait mis en position les deux mitrailleuses thermiques du half-track. 
  
Allan s’était replié vers l’appareil alors que le siriusien continuait d’arracher du coltan à la pyramide. Il avait senti le grylle escalader sa jambe et tenter de se réfugier dans sa combinaison. Etrange animal qui venait de quitter son maître en difficulté. 
  
Une hallucinante clarté céleste puis une série d’éclairs avait jailli pour venir frapper le siriusien qui s’était écroulé foudroyé. Les yeux exorbités, son corps encore fumant avait été secoué plusieurs fois avant d’être totalement calciné. 
  
Allan reculait à pas comptés, le fulgurant pointé… Rien, aucun adversaire n’était visible ni détectable lorsqu’une émission mentale était venue s’imprimer dans son esprit. 

 
- Vous menacez nos vies, vous n’êtes pas les bienvenus sur cette terre ! 
  

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sunny


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MessagePosté le: Jeu 20 Sep - 11:11 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

Catastrophe, le siriusien s’est fait gryller Sad et maintenant que va devenir le petit gryllon orphelin ! Allan n’a pas d’autre choix que de le prendre sous son aile-aisselle… à moins qu’il n’aille se réfugier dans les combi-jupes d’Astrée. Very Happy

Est-il possible à l’auteur, de réanimer, de ressusciter le grillé Embarassed... Rolling Eyes Idea, il suffit de souffler sur les braises, il ne peut être complètement carbonisé, un siriusien est éternel.

En attendant cela chauffe sur la Lune bleue, drôle de façon de souhaiter la bienvenue ! Serait-ce que les habitants soient quelque peu... lunatiques.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:20 (2016)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA

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