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LES DAMNÉS DE TERRA
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Nobody
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MessagePosté le: Dim 25 Nov - 22:32 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

J’ai perdu mon équipe, je n’ai plus de navette ni de communication avec le vaisseau Amiral… Tout va pour le mieux… Bienvenue sur Terra Mater ! 
  
* * * * * 
  
Le grylle n’avait signalé aucune présence hostile ce qui autorisait une sortie. 
En titubant légèrement sur ses jambes flageolantes, Allan avait réussi à s’extraire des débris de la navette et à se diriger vers un grand et beau chêne centenaire. 
Tout d’abord, l’air frais l’avait un peu grisé, lui qui était habitué à celui aseptisé des scaphandres et des astronefs. Puis, après quelques profondes inspirations, il s’était habitué. Le feuillage de ce majestueux chêne ferait un excellent poste d’observation pour se situer, avait-il estimé. 
Joignant le geste à la pensée, il avait réglé le curseur de son compensateur de gravité sur « pesanteur terrestre » tout en fléchissant les genoux et, d’une forte détente, il s’était élancé en l’air pour plonger dans la ramure. 
Caché dans la feuillée il avait pu observer la campagne environnante. Au loin, un véhicule d’origine terrestre qu’il identifia comme étant une charrette tirée par un cheval au petit trot, s’était dirigée droit vers lui en empruntant une allée forestière. Le paysan qui menait l’attelage avait stoppé à quelques dizaines d’équamètres du refuge d’Allan et, les mains en porte-voix, avait crié en levant la tête vers lui : 
- Allan de Kepler ? Bienvenue sur terre. 
  
La stupeur pouvait se lire sur le visage d’Allan. La main sur la crosse de son fulgurant, il avait interrogé son grylle, qui, manifestement, n’avait pas découvert de pensée inamicale chez l’individu. Un saut compensé par sa ceinture anti pesanteur l’avait amené face à l’homme. Râblé, le visage rougeaud marqué de rides profondes, il affichait une bonne cinquantaine d’années. L’homme avait toutes les caractéristiques du paysan terrien dont la vie n’avait pas dû être toujours paisible. 
  
- Tu m’attendais, l’ami ? 
L’homme était manifestement inquiet et d’une voix troublée il avait balbutié : 
- Il faut mettre les vêtements de paysan que je vous ai apportés et cacher vos armes, ici elles sont interdites. 
- Avant toute chose, dis-moi comment tu as eu vent de mon arrivée. 
- Notre organisation est en relation avec Moyse, le Guide de la révolution, et nous sommes chargés d’accueillir les émigrants d’Alpha Centauri. Vite,… montez le temps presse. 
Allan s’était hissé sur le banc de la voiture et le cheval était parti en trottinant. 
- Comment t’appelles-tu, l’ami et où allons nous ? 
- On me nomme Tugdual et je vous emmène dans ma chaumière, nous y serons en sécurité. Pressons, les soldats ont eu connaissance de votre arrivée, ils sont sur le pied de guerre. 
- Par les cornes d’Alpha Tauri ! Que me dis-tu là ? Il semble que la Terre a brusquement rétrogradé depuis mon dernier passage. 
- Oui, en effet, nous avons régressé après la guerre de la Grande Désolation et l’installation d’une barrière magnétique autour du système solaire. 
Les centrales nucléaires ont été neutralisées, robots, avions et armement lourd détruits, les consortiums industriels démantelés. Les partis politiques ont été dissous, les frontières et les Etats supprimés par décision de l’Assemblée Confédération Intergalactique. L’ensemble des organisations extra-terrestres a considéré que nous étions devenus trop dangereux pour l’équilibre interplanétaire. 
Allan était dubitatif. La Terre avait été coupée du reste de l’univers, ce qui expliquait la situation actuelle et sa régression en matière technologique. 
- Voilà combien de temps que vous n’êtes venu ici pour ignorer cette catastrophe sans précédent ? Avait interrogé Tugdual. 
Allan avait consulté son horlodécal de poignet qui actualisait les périodes d’hibernations et les remontées du temps. 
- Hum, 232 ans de temps réel semble-t-il… j’ai quitté une planète qui était le centre de l’univers galactique connu, et qui, aujourd’hui, est retournée à la barbarie. 
  
Le chariot à grandes roues cahotait sur le chemin empierré, secouant copieusement les passagers alors que par des claquements de langue, Tugdual encourageait son cheval à garder l’allure. La nuit commençait à tomber. En contrebas d’une colline on pouvait déjà distinguer des lumières vacillantes d’un village où des torches brillaient aux fenêtres des masures. 
  
Dans sa tête, Allan avait tourné et retourné les éléments de la situation dont-il disposait. Il semble bien que ce n’était pas la première fois dans l’histoire qu’une humanité ait perdu tous les acquis de sa civilisation. La lointaine mythologie terrienne ne faisait-elle pas état de l’effondrement de l’Atlantide, la terre de Mû, la Lémurie et même d’Hyperborée le pays des aryens ? 
Peut-être que les terriens avaient trop vite été confrontés aux autres civilisations galactiques sans avoir eu le temps d’acquérir suffisamment de sagesse pour gérer, dans un premier temps, leurs conflits tribaux. L’homme, dans son incommensurable orgueil avait considéré être la plus importante créature de l’univers, et ce, malgré les innombrables preuves du contraire. 
En conséquence, quoi de plus naturel que le Grand Conseil Intergalactique ait isolé le système solaire en attendant que ses habitants soient capables de payer le prix de leur retour au sein de la communauté intersidérale ? 
  
Il en était là de ses réflexions lorsque le grylle avait émis un signal d’alerte. 
- Six… ils sont six, vite…se cacher ! 
Au grand étonnement du cocher, sans un mot, Allan avait subitement bondi au fond de la charrette pour se dissimuler sous la paille. Dans un geste instinctif il avait posé la main sur son arme et fait sauter le cran de sureté digital, son cœur battait plus vite qu’à l’accoutumée, le cardiofréquence de son poignet affichait 90 pulsations. 
  
Une cavalcade rapide s’était soudain fait entendre. Des cavaliers vêtus d’un vague uniforme disparate avaient surgi et cerné la carriole. De part et d’autre ils brandissaient des flashguns d’un autre siècle. Cet armement, bien que primaire, n’en était pas moins redoutablement mortel. 
- Des soldats ! Avait prévenu Tugdual. 
Ces diables d’hommes avaient chevauché dans l’herbe de chaque côté du chemin afin que le bruit des sabots de leurs montures ne soit pas perçu, heureusement que le grylle veillait. 
- Halte ! Un des hommes s’était emparé des rênes de la charrette. Ton agrément de circulation ! 
Les yeux ronds, bouche bée, Tugdual avait présenté le document demandé. 
D’allure hautaine, le sous-officier commandant le peloton de cavalerie s’était approché du véhicule hippomobile. 
- Nous recherchons un homme tombé des étoiles, as-tu croisé quelqu’un, disons… d’étrange, aujourd’hui ? 
Le paysan avait pris son air le plus ahuri possible. 
- Tombé des étoiles,… étrange comme,… comme un korrigan ? S’était-il esclaffé grassement. 
- Gast, sauf votre respect monsieur l’officier, je n’ai croisé personne de cette engeance. Il en pleurait de rire en se tapant sur les cuisses et en répétant : « Tombé des étoiles… Ha, ha, ha ! ». 
  
Son rire avait brutalement été stoppé par un coup de cravache en plein visage puis, méprisant, le soldat avait jeté son permis de circuler sur le sol boueux. Il était en règle, la charrette n’avait pas été fouillée et l’équipage avait pu poursuivre sa route au petit trot. 
Par prudence, Allan était resté caché sous la paille et n’était sorti que lorsque le grylle lui avait donné son accord. La carriole avait fini par s’arrêter dans la cour d’une ferme entourée de bâtiments délabrés mangés par du lierre grimpant. 
- Suivez-moi, vous allez devoir rester quelques temps dans cette grange. Tugdual avait cru bon d’ajouter : 
- vous avez beaucoup d’ennemis sur la terre ! 
  
A cette remarque Allan avait souri puis froncé les sourcils en observant la toiture en partie défoncée de sa nouvelle résidence. 
Dans la grange le paysan avait déblayé un coin du sol en terre battue laissant apparaître une lourde trappe qu’ils avaient soulevée. Après avoir allumé chacun une torche à gaz sulfureux, ils avaient descendu quelques marches glissantes et s’étaient engagés dans un boyau étroit débouchant sur une pièce au mobilier spartiate. 

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Dernière édition par Nobody le Mar 27 Nov - 18:22 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 25 Nov - 22:32 (2012)    Sujet du message: Publicité

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sunny


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MessagePosté le: Lun 26 Nov - 13:00 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

Et de naufragés à damnés, il n'y a qu'un pas... maintenant franchi.

Ce n’est pas étonnant mon cher Nobody qu’il n’y ait personne… puisque Personne il n’y a... le personnage principal ayant déserté malgré lui, contre son gré mais déserté quand même ! ♪♪ ♪

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sunny


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MessagePosté le: Lun 26 Nov - 13:03 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

Et de vaisseau en clair de lune bleue et de verte clairière en humble chaumière, voici que le héros poursuit sa réflexion philosophique… assez intéressante du reste Very Happy.
Mais où cette aventure va-t-il le mener, nous emmener… seul gryllon le sait.

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zaza


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MessagePosté le: Lun 26 Nov - 19:29 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

Pas possible ! Encore un adepte de la terre creuse.
On aura tout vu, ici ...
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Liv


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MessagePosté le: Lun 26 Nov - 22:05 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

   " Tombé des étoiles ! " On va le prendre pour le messie !   Mort de Rire
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sunny


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MessagePosté le: Mar 27 Nov - 12:23 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

Very Happy
C’est ce qui s’appelle tomber de haut Bannir. Et à tomber des nues on peut se faire bobo mais Allan le héros, bien que tête en l’air et nez dans les étoiles retombera sur ses pattes Very Happy, il est tombé dedans quand il était petit... n'est-ce pas Filochariot !

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MessagePosté le: Jeu 29 Nov - 23:14 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

Le grylle avait émis un léger chuintement télépathique en direction de son partenaire… « Méfiance » ! 
Dégainant brusquement son arme, d’un mouvement de tête, Allan avait silencieusement interrogé Tugdual qui, le sourire benêt, lui avait adressé des gestes d’apaisement. Ce dernier, la main tremblante, avait approché sa torche du centre de la pièce. 
C’est alors que, sortant de l’ombre, un homme avait fait un pas en avant et s’était présenté dans la lumière vacillante. Le personnage arborait une totale absence de pilosité, son ventre nu de lutteur centaurien débordait de sa large ceinture de cuir. 
Il avait fait un nouveau pas vers les deux hommes, les bras éloignés du corps pour indiquer qu’il n’avait aucune intention belliqueuse. 
Cette apparition avait eu l’effet d’une décharge électro-neutralisante sur Allan. Incrédule, il était frappé de stupeur. 
- Toi, ici ? 
  
Les yeux sombres d’Abdul Al-Razed avaient croisé le regard glacial de son vis à vis. L’air était soudainement devenu lourd, étouffant… irrespirable. 
  
Durant de longues secondes personne n’avait osé faire le moindre mouvement. Ce n’est qu’au bout d’une éternité que la voix du maître des combats avait brisé le silence 
-Je ne suis que le messager de Moyse notre guide vénéré, je dois repartir au plus vite, la faille temporelle via le vaisseau amiral va se refermer dans moins de trente minutes terrestres. Puis, sans mouvement brusque, calmement, il avait sorti une sorte d’aumônière de sa ceinture. 
Adossé au mur, l’arme au poing, Allan était resté sur la défensive. 
- Attention, contrôle bien tes gestes, rappelle-toi que je suis celui qui est venu des étoiles pour terrasser le scorpiosaure, dit-il avec une expression menaçante. 
  
Sans se soucier de cette remarque, Abdul Al-Razed avait lentement dénoué la cordelette de sa bourse puis l’avait ouverte et avec précaution l’avait renversée sur la table. Il s’en était échappé une petite pyramide de quartz noir d’où émanait une intense lueur blafarde. 
Allan avait immédiatement reconnu une boîte holocom de fabrication siriusiène. Il s’était approché et avait apposé ses mains sur les parois de l’objet. Seul le destinataire du message pouvait en déclencher le mécanisme. 
  
Des ondes lumineuses avaient jailli dans la pièce pour donner naissance à une silhouette floue qui avait fini par prendre forme. Moyse le Révolutionnaire était alors apparu grandeur nature en quadridimension. Avec un sourire presque paternel, il s’était avancé pour poser sa main droite sur l’épaule d’Allan. 
- Fils ! Ne m’en veux pas pour toute cette mise en scène, il le fallait… Tu dois agir seul sans les androïdes qui t’accompagnaient dans la capsule qui t’a mené sur Terre, notre succès en dépend. Toute ma confiance en la victoire repose sur toi. Un homme seul est un homme fort ! 
Ta mission est de prendre le contrôle des autorités terriennes, d’implanter une base d’accueil pour nos émigrants et de détruire la cible vivante que je te désignerai le moment venu. 
  
Rien que ça ! Allan en était abasourdi. 

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MessagePosté le: Ven 30 Nov - 11:37 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

    Et sur Sirius , les sachets de thé sont des pyramides aussi ?  Very Happy

    " Tu dois agir seul " Oui mais avec le grylle ! Chut, c'est un secret d'aisselle !

    Reste à savoir quelle cible Allan va-t-il atteindre ? Les missions qui lui sont confiées sont titanesques pour un seul homme même patché d'un grylle ; il lui faudrait quelques aumônières à ondes pyramidales pour mener à bien sa mission .  



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MessagePosté le: Sam 1 Déc - 22:25 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

  
Chapitre six 
  
  
Ce fut sous la pluie, un petit crachin glacial, poisseux, transperçant, qu’au bout de trois jours Allan avait quitté sa cache dans la chaumière de Tugdual. Le genre de pluie fine qui vous fait regretter la douillette couche d’une femme, même au physique, disons… discutable. 
Son lourd bidet de Briec écumait et renâclait en frappant les flaques de boue de ses puissants sabots ferrés. Après lui avoir imposé plusieurs heures de vive allure, il avait commencé à manifester des signes de grande fatigue. 
Il était temps de trouver le lieu de rencontre, la Taverne « Au grand pavois » dans la ville nouvelle de Keplerouët sur Jaudy. Heureusement, le grylle dirigeait la monture et au travers du rideau de pluie il avait fini par apercevoir au loin le puissant rayon du phare signalant l’entrée du port puis, ensuite, la flèche de la cathédrale de Keplerouët. 
  
Par-dessus sa combinaison à régulation thermique, Allan avait revêtu les vêtements traditionnels de la région, à savoir un large braie, un surcot brodé et une paire de guêtres qui recouvraient ses poulaines. Il avait pris soin de dissimuler son fulgurant ainsi que la bourse confiée par Abdul Al-Razed sous une longue cape de drap noir. Outre une poignée de Crédit Intergalactique (monnaie toujours en vigueur sur la Terre), l’escarcelle contenait le quartz holocom. 
Le Maître des combats lui avait conseillé d’en prendre grand soin, car ce serait son seul contact direct avec les migrants de l’Exodus-Espace. Il avait même précisé que Ka serait son unique interlocutrice. 
  
Allan avait ressassé sa conversation avec l’hologramme de Moyse. Dans un premier temps, sa mission consistait à prendre contact avec une organisation secrète, « Les compagnons de la blanche hermine ». 
Qu’elles furent ses paroles déjà ? Ah oui : 
  
- Mon fils chéri, tu rempliras cette mission pour moi et je te donne ma parole que j’apporterai toute ma protection à notre très chère Astrée. 
- Que voulez-vous me faire comprendre par là ? Avait soufflé Allan. 
-Tu m’as très bien compris, avait-il soupiré en affichant un sourire sarcastique au coin des lèvres. 
Que le grand inconnu me distorde si ce n’était pas là une menace ! 
  
Fourbu, écumant, le bidet avait remonté une venelle étroite et sombre puis avait stoppé sous une enseigne grinçante qui battait au rythme d’un fort norois. 
Cabaret « Au grand pavois », pouvait-on y lire en caractères celtiques. 
Allan était descendu sur les pavés luisants et avait poussé la lourde porte ouvragée de triskells forgés. Un souffle de vent avait fait vaciller les chandelles. S’assurant de la position de son fulgurant il était entré et, du regard, avait scruté la salle. Venant de la cuisine, une odeur prenante engageait à s’approcher d’une tablée. 
  
- Voilà des heures que je t’attends voyageur des étoiles ! Approche… lâcha l’homme d’un ton rogue. 
Il était assis à une table éloignée des chandelles, devant lui, un pichet et deux quarts de marin. 
- Tu n’as rien contre une gorgée de tafia ? Dit-il en remplissant les gobelets à ras bord. 
  

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Filochard


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MessagePosté le: Dim 2 Déc - 14:27 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

Un grylle, finalement ce n'est qu'un GPS.  


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Liv


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MessagePosté le: Dim 2 Déc - 15:39 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant


Filochard a écrit:

Un grylle, finalement ce n'est qu'un GPS.

    Oui Filochard , le Grand-Père Survivant de notre GPS , c'était avant la Fusée de Stephenson .


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zaza


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MessagePosté le: Dim 2 Déc - 19:43 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

Sont bien civils tes terriens.
Déjà qu'ils ne donneraient pas une goutte d'eau à un pauvre ère quand la température atteint les 35°.
Bon, je veux bien admettre, c'est dans quelques années, vont peut-être changer, les humains terrestres.

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sunny


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MessagePosté le: Dim 2 Déc - 19:50 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

Rien que ça ! Allan en était abasourdi.
Abasourdi, on le serait à moins ! Quel défi ! Mais le héros qui en a vu d’autres fera fi de tout… de tout quoi au fait !
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MessagePosté le: Dim 2 Déc - 19:55 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

Filochard a écrit:
Un grylle, finalement ce n'est qu'un GPS.  




Very Happy Grillon Pour Sirusien ?
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MessagePosté le: Dim 2 Déc - 19:57 (2012)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA Répondre en citant

Au vu du petit crachin et aux noms des lieux-dits, ça fleure bon la Bretagne ! Ainsi le *tombé des étoiles* a atterri au pays des druides et des korrigans. Et gryllon va pouvoir se faire plein de petits copains, qu’Allan tout naturellement se fera un plaisir d’héberger sous son aile. Mr. Green
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:22 (2016)    Sujet du message: LES DAMNÉS DE TERRA

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